Gilets jaunes mutilés — la doctrine du maintien de l'ordre
432 blessés graves, 25 éborgnes, 5 mains arrachées, 1 décès. L'ONU et Amnesty International ont demandé l'interdiction des LBD40.
Le mouvement des Gilets jaunes éclate en novembre 2018. Le bilan humain est sans précédent dans l'histoire récente du maintien de l'ordre en France : 432 blessés graves recensés parmi plus de 2 500 blessés, dont 1 décès (Zineb Redouane, 80 ans, tuée par une grenade lacrymogène à Marseille), 5 mains arrachées, 25 personnes éborgnées, 236 blessés à la tête, 221 blessés par des tirs de LBD40.
L'usage massif des lanceurs de balles de défense (LBD40) et des grenades de désencerclement (GLI-F4) est au cœur des critiques. En 2018, l'utilisation des LBD à bondi de plus de 200% par rapport à l'année précédente selon l'IGPN. L'ONU, le Conseil de l'Europe, Amnesty International et le Défenseur des droits Jacques Toubon ont demandé l'interdiction de ces armes, proscrites ailleurs en Europe.
David Dufresne (Visionscarto) note que les policiers étaient « encouragés par le gouvernement d'Édouard Philippe à employer la force ». L'IGPN à été saisie de 313 enquêtes judiciaires pour suspicions de violences policières.